Vérifier un artisan avant de réserver : SIRET, assurance décennale et garanties (guide 2026)

Bricolage · 7 min de lecture

4 documents suffisent pour savoir si un artisan est fiable avant de le laisser entrer chez vous : un numéro SIRET à 14 chiffres actif, une attestation d'assurance responsabilité civile professionnelle, une garantie décennale pour les gros travaux et, si vous êtes tatillon, une attestation de vigilance URSSAF de moins de 6 mois. En 2026, ces vérifications sont toutes gratuites et prennent moins de 5 minutes sur les registres officiels de l'État. Les arnaques de dépannage à Paris et en Île-de-France reposent presque toujours sur l'absence d'un de ces documents, avec des factures qui passent de 90 euros annoncés à plusieurs centaines une fois le travail commencé. Voici la méthode complète pour contrôler vous-même, et comment Plamby fait déjà l'identité et le SIRET à votre place.

Lire un numéro SIRET : ce que disent les 14 chiffres

Un SIRET, c'est 14 chiffres : les 9 premiers forment le SIREN (l'entreprise), les 5 suivants identifient l'établissement précis. Un vrai SIRET n'est jamais un numéro rond ou fantaisiste, il est calculé selon une clé de contrôle. Sur un devis ou une facture sérieuse, il apparaît en clair, souvent accompagné de la forme juridique (micro-entreprise, SARL, EI) et du code APE qui décrit l'activité déclarée. Vérifiez que le code APE colle au métier : un code de nettoyage de bâtiment sur une facture de serrurerie d'urgence est un signal d'alerte immédiat. Un artisan qui bricole au noir n'a aucun de ces éléments à vous montrer.

Conseil : Le SIRET doit obligatoirement figurer sur le devis et la facture d'un artisan en France. S'il est absent, flou sur une photo ou refusé, considérez que l'entreprise n'existe peut-être pas et arrêtez là.

Contrôler le SIRET sur les registres officiels en 3 minutes

Deux sites gratuits et officiels suffisent. L'Annuaire des entreprises de l'État (annuaire-entreprises.data.gouv.fr) et le site de l'INSEE (insee.fr) affichent en tapant le nom ou le SIRET : la date de création, l'adresse du siège, l'activité déclarée et surtout si l'entreprise est active ou radiée. Une société active depuis plusieurs années sur la bonne activité rassure. À l'inverse, une entreprise créée il y a trois semaines, une adresse de domiciliation à l'autre bout de la France ou un statut radié doivent vous faire renoncer. Ces informations sont publiques et opposables, personne ne peut les truquer sur les registres de l'État.

Conseil : Recherchez aussi le SIREN sur societe.com ou infogreffe : vous y trouvez parfois les comptes, les dirigeants et l'historique. Une entreprise sérieuse laisse une trace lisible ; un profil fantôme n'en a aucune.

RC pro et décennale : deux assurances qui ne couvrent pas la même chose

La responsabilité civile professionnelle (RC pro) couvre les dommages causés chez vous pendant l'intervention : un tuyau mal serré qui inonde le voisin, une chute d'outil qui casse un meuble. Elle protège contre les dégâts immédiats. La garantie décennale, elle, couvre pendant 10 ans les défauts qui compromettent la solidité ou l'étanchéité du logement : une fuite encastrée qui réapparaît un an après, un plancher qui cède. Ce sont deux contrats distincts, avec deux attestations distinctes. Un artisan qui vous montre l'un ne prouve rien sur l'autre. Demandez toujours l'attestation nominative, elle mentionne l'assureur, le numéro de contrat et la période de validité.

Conseil : Vérifiez que la date de validité de l'attestation couvre bien la date de vos travaux, et que l'activité assurée correspond au chantier. Une décennale plomberie ne couvre pas un chantier électrique.

Quand la décennale est vraiment obligatoire

La garantie décennale est légalement obligatoire pour tous les travaux touchant au gros œuvre, à la structure ou à l'étanchéité : plomberie encastrée, réfection d'installation électrique, pose de sol scellé, création d'ouverture, toiture. Pour ces chantiers, un artisan sans décennale vous expose à payer vous-même les malfaçons pendant 10 ans, sans recours. En revanche, pour un petit travail de surface (monter un meuble, poser un luminaire, fixer une étagère, changer un joint), la décennale n'est pas exigée : la RC pro suffit largement. La règle de décision est simple : si le travail modifie durablement le bâti, exigez la décennale ; s'il est démontable ou de surface, la RC pro couvre l'essentiel.

Conseil : Pour un gros chantier, demandez aussi que le nom de l'assureur décennal figure sur le devis signé. En cas de litige des années plus tard, c'est cette trace écrite qui vous permet d'actionner la garantie.

L'attestation de vigilance URSSAF, le contrôle du cran au-dessus

Pour un chantier de plus de 5 000 euros, la loi vous autorise à demander l'attestation de vigilance URSSAF, un document délivré tous les 6 mois qui prouve que l'entreprise déclare et paie ses salariés et ses cotisations. Vous pouvez en vérifier l'authenticité directement sur le site de l'URSSAF grâce au code de sécurité imprimé dessus. C'est le meilleur rempart contre le travail dissimulé : une entreprise en règle l'obtient sans difficulté, une structure douteuse traîne ou invente des excuses. Pour un petit dépannage, cette pièce est disproportionnée, mais pour des travaux conséquents, elle vous protège aussi juridiquement en cas de contrôle.

Conseil : Un pro sérieux accepte de montrer SIRET, RC pro, décennale si besoin et attestation de vigilance sans se braquer. Le refus ou l'agacement face à ces demandes légitimes est en soi une réponse.

Comment Plamby fait ces vérifications à votre place

Sur Plamby, chaque professionnel des 5 métiers (plomberie, électricité, serrurerie, ménage, bricolage) passe par un contrôle systématique avant d'accepter la moindre mission : vérification de la pièce d'identité et numéro SIRET obligatoire pour tous, sans exception. Vous n'avez plus à jouer les enquêteurs sur les registres. Le prix est fixe et annoncé avant l'intervention : vous connaissez le montant total avant de réserver, sans surprise à la fin. Le paiement est sécurisé, les fonds sont bloqués puis libérés au professionnel seulement après que vous ayez validé la mission. Et un avis inférieur ou égal à 2 étoiles gèle automatiquement le paiement et ouvre un litige revu par le support, ce qui vous laisse un recours concret même après le travail.

Conseil : Gardez quand même le réflexe : notez le nom du pro, prenez une photo avant/après et conservez la trace écrite du prix. Ces preuves simples restent utiles en cas de désaccord, sur Plamby comme ailleurs.

Questions fréquentes

Comment vérifier gratuitement le SIRET d'un artisan ?

Vérifiez le numéro SIRET à 14 chiffres gratuitement sur l'Annuaire des entreprises de l'État (annuaire-entreprises.data.gouv.fr), le site de l'INSEE ou societe.com. En tapant le nom ou le numéro, vous voyez immédiatement si l'entreprise est active ou radiée, sa date de création, son adresse et son activité déclarée. Vérifiez que le code d'activité correspond bien au métier réalisé. Ces registres sont publics et officiels, personne ne peut y truquer les informations.

L'assurance décennale est-elle obligatoire pour tous les travaux ?

Non, la garantie décennale est obligatoire uniquement pour les travaux touchant à la solidité ou à l'étanchéité du logement : plomberie encastrée, installation électrique, pose de sol scellé, gros œuvre, toiture. Pour un petit travail de surface comme monter un meuble, poser un luminaire ou fixer une étagère, la décennale n'est pas exigée et l'assurance responsabilité civile professionnelle suffit. La règle : si le travail modifie durablement le bâti, exigez la décennale ; sinon, la RC pro couvre l'essentiel.

Quelle différence entre RC pro et garantie décennale ?

La responsabilité civile professionnelle (RC pro) couvre les dommages causés chez vous pendant l'intervention, comme une fuite qui abîme le voisin ou un meuble cassé. La garantie décennale couvre pendant 10 ans les défauts qui compromettent la solidité ou l'étanchéité du logement, comme une fuite encastrée qui réapparaît un an après. Ce sont deux contrats et deux attestations distincts : un artisan qui vous montre l'un ne prouve rien sur l'autre. Demandez l'attestation nominative correspondant à votre type de chantier.

Que faire si l'artisan refuse de donner son numéro SIRET ?

Si l'artisan refuse de communiquer son SIRET, l'envoie flou sur une photo ou change de sujet, arrêtez là et ne le laissez pas commencer les travaux. Le SIRET doit légalement figurer sur tout devis et toute facture en France : un professionnel déclaré n'a aucune raison de le cacher. Un refus signifie souvent que l'entreprise n'existe pas ou travaille au noir, ce qui vous prive de tout recours en cas de malfaçon. Cherchez un autre artisan qui communique ses informations sans détour.

Comment vérifier qu'une attestation d'assurance n'est pas fausse ?

Relevez sur l'attestation le nom de l'assureur, le numéro de contrat et la période de validité, puis appelez directement l'assureur pour confirmer que le contrat est actif et couvre bien l'activité concernée. Une fausse attestation ne résiste pas à un simple coup de fil. Vérifiez aussi que la date de validité couvre la période de vos travaux et que l'activité assurée correspond au chantier réel : une décennale plomberie ne couvre pas des travaux électriques. C'est une vérification gratuite qui prend deux minutes.

Comment Plamby vérifie ses professionnels avant une mission ?

Plamby contrôle systématiquement chaque professionnel avant qu'il accepte une mission : vérification de la pièce d'identité et numéro SIRET obligatoire pour les 5 métiers (plomberie, électricité, serrurerie, ménage, bricolage). Vous n'avez donc pas à contrôler vous-même les registres. Le prix est fixe et annoncé avant l'intervention, et le paiement est bloqué puis libéré au professionnel seulement après votre validation de la mission. Tout avis inférieur ou égal à 2 étoiles gèle le paiement et ouvre un litige revu par le support, ce qui vous laisse un recours même après le travail.

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